Commentaire de
sur Les plaies non guéries de la France (2)
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Les salariés du privé auraient donc été les grands bénéficiaires d’un oui au referendum, lequel aurait été mollement défendu par les médias ? Nous ne vivons pas dans le même monde !!! Un seul média était contre : l’Humanité, un autre a présenté les deux opinions, Marianne. Tous les autres étaient pour, méprisant profondément ceux qui osaient dire qu’ils étaient contre ! Le quotidien Ouest-France regrettant ouvertement que le suffrage universel soit utilisé, les électeurs lambda étant d’après lui trop incultes économiquement pour pouvoir voter ! Entre parenthèse, si ces derniers ne sont pas capables de « bien » choisir sur une seule question, même aussi complexe, comment pourront-ils choisir un président ou un député qui devra prendre position sur une multitude de question ? j’attends avec impatience les arguments des commentateurs qui fustigeront les abstentionnistes ! Quant aux salariés, qu’ils soient du privé ou du public, ce qu’ils ont « perdu », c’est le droit d’être traités comme les salariés des nouveaux adhérents à l’UE, avant de l’être comme ceux de l’Asie ! D’accord, ce non n’empêche pas les délocalisations même intérieures à l’UE ; dernier exemple le déménagement d’une usine italienne en Tchéquie où les salaires sont de 3 euros contre 21 en Italie ! Avec le oui ce sont tous les salaires qui auraient été abaissés quasiment immédiatement. Les salariés qui ont voté non savent bien qu’ils n’ont fait que freiner le mouvement, que des patrons comme ceux de l’entreprise de transports ND font tout pour contourner la loi, mais au moins ils ont la fierté de n’avoir pas tendu eux-mêmes le fouet à ceux qui veulent les punir de « trop » gagner. Les salariés qui ont voté « non » étaient contre l’Europe qui était proposée, je répète : qui était proposée, parce que c’était l’Europe des riches. Les tenants du oui qui regrettent un vote contre la solidarité oublie d’ajouter que seuls les riches actionnaires ont été lésés, mais tout le monde sait bien que ce n’est que partie remise : la politique du gouvernement français actuel en est la preuve.
