Commentaire de simir
sur OTAN : corruption, mensonge et fumisterie (2) Le complexe militaro-industriel
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@titi
Les SS20 ont remplacé les SS4 et SS5
Ces missiles anciens et peu précis portent une tête nucléaire de 1 à 2 mégatonnes et ne peuvent être employés que dans une optique de frappes massives anti-cités d’où de gros dégats sur les populations civiles.
L’introduction du SS-20
depuis 1977 dans les forces soviétiques modifie l’équation stratégique
en Europe : ce missile moderne capable de neutraliser des objectifs
militaires ou industriels ciblés précisément, est utilisable dans une
stratégie d’intimidation de l’OTAN ou d’escalade nucléaire controlée,
Il peut, de par sa précision, cibler les installations militaires et pas les populations
C’est Regan qui a accentué le caractère anti-soviétique de la politique étasunienne en suivant « les faucons »
Les dirigeants soviétiques, pour la plupart âgés ou malades, sont sur la
défensive à un point tel qu’ils craignent que les États-Unis cherchent à
déstabiliser le bloc socialiste et à rompre l’équilibre stratégique
chèrement atteint. Et ils ont raison
e n’est donc pas dans un but d’agression que ces SS20 ont été installés
La modernisation de l’arsenal soviétique est réelle mais d’une
ampleur limitée : fin 1977, environ 30 missiles IRBM SS-20 sont
opérationnels en Russie sur le front Ouest ainsi que quelques dizaines
de bombardiers TU-22M2 Backfire. Leur nombre s’accroît au rythme d’environ 50 missiles et 30 bombardiers par an.A côté des 108 missiles balistiques Pershing II et de 464 missiles de croisière BGM-109G Gryphon on n’est pas à la parité.
Dans le même temps, les États-Unis ont au milieu des années 1970 discrètement renforcé leur potentiel : les cinq SNLE mis à disposition du SACEUR comptent désormais 400 têtes nucléaires Poseidon au lieu des 80 missiles Polaris, et le nombre de bombardiers F-111 basés au Royaume-Uni est passé de 80 à 164. Aussi, l’État-major américain ne voit-il initialement pas en 1977 d’urgence à renforcer les forces nucléaires de théâtre à disposition de l’OTAN.
En 1979, le Royaume-Uni aligne 4 SNLE de la classe Resolution porteurs de 64 missiles Polaris ; de son côté, la France dispose aussi de 4 SNLE de la classe Le Redoutable porteurs de 64 missiles, un cinquième étant proche d’être admis au service actif, de 18 IRBM S2 et de 33 Mirage IV
