Commentaire de Bruno Hubacher
sur Crépuscule des certitudes
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@Hervé Hum
Je n’ai pas choisi Voltaire et son « idée de l’état » par hasard, vous vous en doutez, ni Graeber/Wengrow le siècle des Lumières et son élite « qui sait », car nous y sommes encore à ce jour.
Le système scolaire, le vôtre en l’occurrence, conçu par Napoléon 1er, remis au goût du jour pas Falloux (ecclésiastique) et Ferry (capitaliste), le nôtre (suisse) moins élitaire, grâce à son fédéralisme, voulu par... Napoléon 1er, sur le point de tourner au vinaigre « néolibéral » également, n’est pas là pour former le peuple, mais pour former l’élite, dans le but de préserver la structure du pouvoir,
Selon le même précepte fonctionnent par ailleurs les médias, dirigés par une élite autoproclamée, les journalistes, qui distille le savoir selon son bon vouloir, (jusqu’à l’arrivée d’internet) le principe de la propagande, dans le sens bienveillant du terme, concept développé au début du siècle passé par Walter Lippmann, « Public Opinion » 1922.
