Commentaire de velosolex
sur France éternelle
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@Mélusine ou la Robe de Saphir.
Vous voulez trop saisir. Attachez vous à un seul thème. Ceci dit, ça commence mal avec vos ronds de jambes autour de Poutine, un psychopathe notoire. A moins que ça soit un pervers polymorphe, ce qui ne change pas grand chose pour ses victimes. Tout sauf un bouc émissaire, le rôle que tiennent justement les Ukrainiens, surtout ceux enterrés dans des fosses communes. Les femmes violées par ses soudards. C’est devenu le pire criminel du vingt et unième siècle.
Il y a plusieurs malheurs au monde. Ceux où nous sommes seul, face à la mort ou à la maladie. Le pire étant certainement celui d’un enfant, ou de son conjoint. Dans l’ordre. Car un enfant, c’est depuis toujours une damnation.
Le second malheur, c’est ceux qu’ont traversent en commun. Quand un malheur est partagé, il est moins prégnant et même peut s’avérer source de satisfaction, dans le sens qu’il soude une communauté. Je pense encore à l’Ukraine.
Ainsi dans la même journée, ils passent dans une série d’états émotionnels paradoxaux, mais tout aussi énormes en intensité.
Ce sont des expérience qu’on peut faire aussi, à la suite d’un événement personnel douloureux. Le malheur n’est jamais loin de moment de bonheurs fulgurants, et totalement inattendus. Même dans un cimetière, avec des larme sur les joues, ou dans un lit d’hopital, après un accident où l’on a failli y passer. Etats limites crépusculaires si proches du ravissement....
Nous relativisons les malheurs selon la temporalité. Certains deviennent négligeables quand un autre prend le dessus. Le covid a pu paraitre épouvantable à certains, mais ce n’est rien en rapport avec ce qui arrive en Ukraine. Du moins si on a un minimum d’empathie. Le malheur des autres sert aussi à cela. A nous situer dans l’échelle humaine. Il nous révèle à nous mêmes, en terme de valeur., de refus, de combattivité, et de capacité à renouveler nos conceptions et nos engagements en fonction de l’état nouveau des choses.
Au printemps la débâcle me faisait glisser vers les estuaires, de l’autre coté de la mer, loin du pen ar bed. Qui n’a pas rêvé de quitter l’Europe aux anciens parapets et d’avoir le regard plus clair , la langue plus déliée aux nouveaux mots appris, le front plus lisse aux cieux lessivés ? Chaque fois que je l’ai quitté, je n’ai eu de cesse d’y revenir, comme dans un jardin de curé, avec ces murs hauts, sa vigne vierge, et le bon coin de soleil où il fait bon être assis sous la tonnelle .
