Commentaire de velosolex
sur France éternelle


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velosolex velosolex 15 avril 2022 07:39

France info ; Guerre en Ukraine : une mère et sa fille racontent deux semaines de viols et de terreur à Boutcha

Nous l’appellerons Ekatarina, 38 ans. Elle vit dans une petite maison à Boutcha, avec sa fille de 13 ans, et sa mère de 75 ans. Sa mère est trop âgée pour fuir. Voilà pourquoi ces trois femmes ont dû subir l’occupation russe. Son histoire commence ainsi : « Ils m’ont demandé de m’agenouiller, raconte la mère. Puis, ils m’ont dit : ’Ta fille est très belle…’ Je les ai suppliés de ne pas la toucher. Je leur ai dit : ’Faites tout ce que vous voulez avec moi, mais ne la touchez pas.’ Ils m’ont forcée à leur faire des fellations. À tour de rôle, ça n’en finissait pas, ils défilaient, comme sur un tapis roulant. »

Pour protéger sa fille, cette femme va subir des viols plusieurs fois par jour. Durant deux semaines et demie, les soldats – entre 18 et 25 ans – ne venaient jamais seuls, toujours en groupe. « Ils s’y mettaient à plusieurs. Je crois que seuls mes yeux et mes oreilles n’ont pas été violés », explique Ekatarina.

Ekatarina a tenté en vain de calmer ceux qu’elle définit comme des « psychopathes » : « Ils ne cessaient de me demander où est-ce qu’il y avait des jeunes. Je leur répondais que je ne savais pas. Je leur disais que tout le monde avait fui la ville. Ils m’ont dit qu’ils tuaient et qu’ils violaient des enfants. » À ses côtés, se tient sa fille de 13 ans : « Ils me demandaient de regarder ma mère se faire violer… pour que j’apprenne, disaient-ils, et pour qu’ils puissent nous utiliser toutes les deux. »

« Tout à coup, leur regard tournait, et ils redevenaient fous, d’un coup, se souvient Ekatarina. Ils étaient totalement imprévisibles. J’ai vraiment eu le sentiment qu’on n’avait pas devant nous des soldats mais des gens échappés de l’hôpital psychiatrique. Qu’on leur avait donné des armes, et envoyé faire la guerre. Ils ne sont pas normaux. »

La mère décrit ces militaires systématiquement ivres qui tiraient sur le portail pour signaler qu’ils arrivaient chez elle, qui restaient des heures durant dans sa cour, à se balancer comme des pendules, après l’avoir violée. Sa fille n’a pas échappé non plus à cette torture psychologique : « Un jour, ils m’ont fait rentrer dans la petite cour de mes voisins, et le militaire m’a dit ’regarde, c’est ce que j’ai fait ce matin. C’est la femme que j’ai tuée. Il y avait du sang qui coulait de sa bouche. J’ai attendu qu’elle souffre avant de l’achever.’ Je lui ai demandé : ’Vous avez vraiment fait ça ?’. Et il m’a répondu : ’Oui, j’aime tuer, ça m’excite.’ Il avait 18 ans, donc 5 ans de plus que moi. »


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