Commentaire de Hamed
sur Entre « Nécessité » et « Liberté ». Les principes fondateurs de la nature humaine


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Hamed 3 août 15:46

@Séraphin Lampion

Vous dîtes : « « et qu’est-ce que cette pensée qui l’habite »des connexions neuronales » Très juste :mais qui a créé les neurones, direz-vous !

le hasard, la nécessité, l’évolution.

Pensez un instant, vous n’êtes plus, vos neurones et tous ceux qui ne seront plus, leurs neurones se perdent, se désagrègent reviennent à l’état physico-chimique de la terre et nourriront biologiquement d’autres êtres sur la terre puisque la Terre est par essence reproductrice par sa matière tout ce qui est vivant sur la terre.

Pensez-vous que leurs pensées ne seront plus du fait qu’il n’y a plus de neurones ? Si leurs pensées se désagrègent c’est qu’il n’y a pas d’essence de la vie ; leurs disparaîtront comme leurs corps ont disparu. La question pourquoi exister si nous savons rien sur nous en tant qu’êtres nés sur terre et pourtant nous avons accompli des prodiges sur terre par nos pensées. Et tout ce que nous avons créé restera et témoignera pour nous ce que nous avons fait.

Et qui témoignera pour nous ? Ceux qui resteront après nous et penseront à nous et ce que nous avons fait et ce que nous étions. Bien sûr, ce sera eux mais si on objective l’acte de penser, ce ne sont pas eux mais essentiellement leurs pensées qui penseront encore nos pensées par notre souvenir d’avoir été, d’avoir été près d’eux, de les avoir aimé, d’avoir été indifférent ou haï, peu importe ce qu’a été la relation.

Force de dire par cette pensée, leurs pensées qui pensent à nous, qui se souviennent de nous que nos pensées restent vivantes après que nous ne seront plus.

Quand vous dîtes : « c’est si dur d’admettre la contingence ? » Possible, mais c’est votre pensée qui vous laisse dans l’expectative, et par cette réflexion vous incite à réfléchir parce qu’elle sait que vous voulez comprendre.

Un autre, sa pensée ne le fera pas réfléchir, un autre n’incitera à refuser cette réflexion et ainsi de suite.

Séraphin, nous sommes nos pensées, vivant par nos pensées, nous ne serons plus mais nos pensées seront toujours et peut-être quittant notre habit terrestre nous serions auprès d’eux et auront ce à qui nous avons aspiré.

Par exemple, ce qu’écrit Jacques Monod sur les institutions de demain sur terre, il les aura sur une autre dimension quand il ne sera plus.

On ne sait jamais ce qui peut advenir pour les êtres humains qui pensent leurs pensée et ce que leur réservera leurs pensées lorsqu’ils ne seront plus. "Ils sont comptables de ce qu’ils ont pensé même si la pensée les a laissés penser ce qu’ils ont voulu ce qu’ils pensent. Et bien sûr ce qu’ils ont fait durant leurs existences.


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