Commentaire de Thérèse Proh-Ika
sur Processus de destruction et de reconstruction du peuple
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@Jean-Luc Picard-Bachelerie
On raconte en effet que, quand Bernays a appris que Goebbels s’était inspire de son livre « Propaganda. Comment manipuler l’opinion en démocratie », il se serait montré horrifié, au moins autant qu’une professionnelle de la rue Saint-Denis pourrait s’offusquer des regards des voyeurs.
Il aurait même dit : « Moi, conseiller en relations publiques, je serai au service de la liberté et de la démocratie, moi, conseiller... », ça rappelle quelqu’un, non ? Avec le même écart entre la profession de foi et les véritables intentions !
Le sous-titre de son livre se présentait d’ailleurs ouvertement comme un outil de manipulation, et le mot « démocratie » est vide sens quand on se vante d’être capable de vendre, dans une économie de marché, aussi bien de la lessive que des présidents des États-Unis : il suffit de souffler aux gens leurs rêves avant qu’ils les aient rêvés...
C’est de l’hypocrisie pure quand on sait à quels excès conduit la stratégie des publicitaires.
