Commentaire de Yasunari
sur Petite parabole automobile
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Ce qui me fait enrager, ce n’est pas d’avoir à assumer mes propres choix, c’est d’avoir à faire face à des choix plus ou moins forcés. Il est difficile de nier que le développement des transports à provoqué un éloignement entre le domicile et le lieu de travail. Il est difficile de nier que les bassins d’emplois s’agglutinent aujourd’hui autour des grandes agglomérations. Il est difficile de ne pas y voir l’origine du développement des banlieues et du modèle actuel de travail dans les grandes villes. Excusez moi si je n’ai pas été clair, mais j’ai justement une forte envie d’échapper à ce modèle. Cependant, les solutions ne sont pas innombrables. En fait, soit on s’échappe géographiquement (retour en province), soit on s’échappe socialement (obtenir les moyens de vivre en centre ville), mais ces deux possibilité présentent des difficultés qui ne se résolvent pas en un jour, d’une part, et ont elle même leurs propres limites (on ne peut pas loger tous le habitants de banlieue dans Paris intra muros).
Deux choses me font espérer que ce modèle peut et va changer. A moins d’un miracle, le coût des transports va augmenter, ce qui va déstabiliser le système et amener ses acteurs à faire d’autres choix. Ce qui m’inquiète, c’est de savoir si ils vont avoir suffisament de recul pour faire des choix perennes, d’une part, et si le rapport de force pouvoirs publics/entreprises/employés sera assez équilibrés pour que le cout de ces choix soit équitablement supportés. Ma grande peur serait que les entreprises adoptent une politique de la terre brûlée sans tenir compte de la contrainte urbanistique, que les pouvoirs publiques se contentent d’un immobilisme de bon aloi en attendant des élection, et que les habitants et salariés se contentent d’une action éruptive à coup de manifs et de grèves, sans rien proposer par ailleur.
De manière + optimiste, je pense que la communication et la possibilioté de travailler à distance va permettre de dissocier partiellement le lien entre lieu de travail et domicile. Mais, en France du moins, les entreprises sont lentes à voir l’interêt de ce changement. Et pour celles qui sautent le pas, la nécéssité de repenser les rapports de travail et les modes de fonctionnement sont bien réels, tant dans leur intérêt que dans celui de leurs employés.
Pt’ain, on est loin du monsieur qui klaxonne la fliquette sur la place de l’Etoile....
