Commentaire de Luc-Laurent Salvador
sur Corrida & victimisme
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@Adèle Coupechoux
Bien d’accord.
Ceux qui sont revenus de la guerre ne parlent pas en général.
Ils savent que personne ne va comprendre l’horreur ou l’effroi qui a été le leur.
Je n’étais pas en train de justifier la guerre.
J’expliquais dans quel état d’esprit l’homme va au combat afin de faire apparaître que c’est le même état d’esprit qu’a le taureau et que cela peut, cela doit être entendu.
Tout homme qu’il est, il n’est souvent pas assez lucide pour anticiper l’épouvantable et l’indicible qu’il va affronter. Il y va comme un lion et se retrouve dans une boucherie.
Le taureau de combat va lui aussi souffrir mais, tout comme le soldat, on ne peut douter qu’il y soit allé conquérant, porté par la volonté d’en découdre et de dominer l’adversaire.
La similitude homme/animal est un clé incontournable pour comprendre la corrida.
