Commentaire de Octave Lebel
sur Ré-enseigner la démocratie : Comment ?
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Merci pour cet article.Vous avez raison de mettre la démocratie au cœur du sujet de la politique dont le rôle est d’organiser et d’administrer l’articulation de nos libertés individuelles avec l’intérêt collectif qui en est à la fois le cadre et le moyen. Qui est censé en gérer les limites dès lors que les libertés accordées aux uns n’existent que par la soumission et la domination des autres entretenus dans l’ignorance, la désinformation, la confusion et pour une part significative d’entre-nous dans une précarité et/ou incertitude sociale dont on nous raconte par-dessus le marché qu’elle relèverait d’une culpabilité collective diffuse (nous vivrions dans un pays où la redistribution sociale est supérieure à la moyenne de l’UE ou de L’OCDE selon les versions, « un pognon de dingue ») et celle bien sûr de boucs émissaires bien pratiques que comme par hasard les partis au service des nantis et supernantis mettent au cœur de campagnes électorales, nourries de sondages sur mesure régulièrement commandés et diffusés par ces derniers qui contrôlent 90 % des médias et la presse (pourquoi se donner tout ce mal et dépenser tant d’argent et d’énergie ?) censée être à la fois un des fondements et un des moyens de la dite-démocratie.
Soyons un peu pratique.
-Nous avons besoin d’outils de consultation et de participation du citoyen de la commune jusqu’au niveau du pouvoir central ainsi qu’un équilibre des pouvoirs et contre-pouvoirs. En gros de nouvelles institutions élaborées par une participation citoyenne et validées par un référendum après une réelle information collective.
- Nous avons besoin d’une cour constitutionnelle indépendante ce dont bénéficie d’autres démocraties depuis longtemps.
- Nous avons besoin d’un système d’information pluriel muni d’un cahier des charges concernant la qualité, la pluralité de l’information et son indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif et de l’argent. L’antithèse de ce que nous connaissons.
- Nous avons besoin d’un accès aux dispositifs de santé qui fonctionnent pour tous, ce qui hier encore était un allant de soi, un accès à un système éducatif gratuit et satisfaisant quelque soit notre résidence géographique et nos revenus, à des transports présents et accessibles pour tous pour pouvoir vivre et travailler à peu près normalement.
- Nous avons besoin du droit d’accès à une formation continue qui soit réellement qualifiante, des logements en nombre suffisant et décents aussi, à des revenus décents en fonction de notre travail, du travail avant tout et de la solidarité quand il y a besoin.
Il y a des urgences et de la matière à discussion. Il va falloir se relever les manches, nous l’avons fait à propos de notre retraite et nous le faisons tous les jours individuellement pour vivre sans avoir grand-chose à dire. Alors faisons le une bonne fois pour toute, pour nous.
