Commentaire de Nicolas Cavaliere
sur Progrès et Changements
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@Jacques-Robert SIMON
Détruire, c’est construire. Pas de chaise ni de papier sans forêts déracinées. Pas de routes goudronnées sans désherber. Pas d’omelette sans casser des œufs. Pas de tombe ni de cimetière sans aménagement quelconque des feuillages qui empêchent de creuser. Quoiqu’on fasse, on détruit.
Si je me souviens bien, Feyerabend disait « le progrès, c’est de maintenir ce qui existe ». Sauf que c’est absolument impossible, parce qu’il faut supprimer ce qui existe pour placer autre chose en son lieu.
Conséquence/évidence : le progrès n’est qu’un mot, et un mot très joli, qui fait rêver les enfants et mourir les vieillards.
