Commentaire de microf
sur Vive l'auto-suicide !
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@microf
Suite 4 á @Zoe
Nous préférons la Pauvreté dans la Liberté á la Richesse dans l’esclavage.
Ce qui est vrai pour l’Homme l’est autant pour les sociétés et les peuples. C’est ce souci de Dignité, cet impérieux besoin de Liberté qui devait susciter aux heures sombres de la France les actes les plus nobles, les sacrifices les plus grands et les plus beaux traits de courage. La Liberté, c’est le privilège de tout homme, le droit naturel de toute société ou de tout peuple, la base sur laquelle les Etats Africains s’associeront à la République Francaise et à d’autres Etats pour le développement de leurs valeurs et de leurs richesses communes. Monsieur le Président, ous me permettrez de rappeler un passage du discours que j’ai prononcé à l’occasion de la visite récente d’un Représentant du Gouvernement Français, M. Gérard Jaquet, ancien Ministre de la France d’Outre-Mer.
Notre option fondarnentale qui, à elle seule, conditionne les différents choix que nous allons effectuer, réside dans la décolonisation intégrale de l’Afrique : ses hommes, son économie, son organisation administrative, et, en vue de bâtir une Communauté Franco-Africaine solide et dont la pérennité sera d’autant plus garantie qu’elle n’aura plus dans son sein des phénomènes d’injustice, de discrimination ou toute cause de dépersonnalisation et d’indignité. En effet, le monde évolue rapidement et les impératifs de la vie moderne posent avec brutalité le problème du choix entre la stagnation et le progrès, entre la division des peuples et leur union fraternelle, entre l’esclavage et la liberté, enfin entre la guerre et la paix.
Pour l’Afrique Noire d’influence française, ces
problèmes doivent être abordés avant tout avec un esprit réaliste,
compréhensif. Notre coeur, notre raison, en plus de nos intérêts les
plus évidents, nous font choisir, sans hésitation, l’interdépendance et
la liberté dans cette union, plutôt que de nous définir sans la France
et contre la France. Et c’est en raison de cette orientation politique
que nos exigences doivent être toutes connues pour que leur discussion
soit facilitée au maximum. D’aucuns en parlant des rapports
franco-africains situent leur raisonnement dans le domaine économique et
social exclusivement, et concluent fatalement, compte tenu du grand
retard des pays sous-développés d’Afrique, par l’apologie de l’action
coloniale de la France. Ces hommes oublient qu’au-dessus de l’économique
et du social il y a une valeur autrement plus importante, qui oriente
et détermine le plus souvent l’action des homrnes d’Afrique ; cette
valeur supérieure réside essentiellement dans la Conscience qu’apportent
les hommes d’Afrique à la lutte politique, tendant à sauvegarder leur
Dignité et leur Originalité et libérer totalement leur Personnalité.
