Commentaire de Fergus
sur Euthanasie : Robert Badinter, Ana Estrada et l'exemple péruvien ?
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Bonjour, Sylvain
Non, Elisabeth Badinter ne trahit pas son mari en affirmant qu’il aurait voté la future loi sur la fin de vie. N’est-elle pas nettement mieux placée que vous pour savoir quelle aurait été l’attitude de Robert Badinter ?
A propos de cette future loi — dont il est nécessaire qu’elle soit votée —, je vous rapporte cette anecdote :
L’un de mes voisins, hostile comme vous au suicide assisté et a fortiori à l’euthanasie — fût-ce pour des tétraplégiques qui la demandent ! — a été confronté ces dernières semaines à la terrible déchéance de son chien atteint d’un cancer en phase avancée. Une souffrance qui l’a visiblement très affecté.
Il s’est résolu à faire piquer cet animal. « Par humanité », m’a-t-il dit.
« Cette humanité que vous refusez aux malades incurables en grande souffrance qui demandent à en finir ? » lui ai-je demandé avant d’ajouter « La vie d’un animal mérite plus de compassion que celle d’un homme ? »
Mon voisin n’a pas répondu. Je l’ai laissé réfléchir à cette question.
