Commentaire de Michel J. Cuny
sur Chez Thomas Piketty : une passion irrésistible pour la loi du marché et ses mirages
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@Er
Le contexte soviétique était différent...
S’il s’agit de se soucier des produits eux-mêmes, et si les conditions de vie doivent être partagées dans leur entièreté — et avec les limites spécifiques qui marque chaque individu (sexe, âge, santé, qualifications, etc.) -, hommes et femmes doivent pouvoir intervenir à leur convenance.
En système capitaliste, l’affaire est différente : il s’agit de prendre la production sous l’angle des valeurs d’échange... et notamment de celle qui permet, à travers le salaire, de rémunérer la force de travail.
En son temps, mon père (contremaître de tissage) avait permis à son épouse — mère de deux enfants tout d’abord — de ne pas avoir elle-même une activité professionnelle rémunérée...
Aidé (si l’on peut dire) par le Crédit foncier, il avait pu construire sa maison... Tout cela dans des conditions très modestes, mais qu’il faut rattacher à la politique de reconstruction impliquée par les suites de la Seconde Guerre mondiale qui avait permis aux Allemands de... brûler notre village avant que de rentrer chez eux.
Dans le conteste actuel, les salaires masculins ont été ramenés bien plus bas (par rapport à la situation générale du pays) grâce à la concurrence féminine.
Je vous donne un autre exemple qui est, lui, d’aujourd’hui...
https://unefrancearefaire.com/2018/01/27/quand-le-feminisme-se-diversifie/
