Commentaire de Et hop !
sur L'A69 sur la sellette : comment l'écologisme enterre l'intérêt général et la raison
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@Octave Lebel : « Savez-vous que même si l’enquête publique donne un avis défavorable, le préfet peut décider de passer outre. »
L’enquête publique « de comodo incommodo » qui existe en France depuis le XIVe siècle vise à faire connaître aux autorités les nuisances ou les inconvénients inconnus que pourrait occasionner le projet, pas à connaître l’avis des riverains : ce n’est pas un referendum, c’est une enquête, une recherche d’informations nouvelles. Par exemple l’existence d’un site archéologique, historique, ethnographique non pris en compte, d’un autre projet d’intérêt public en cours, d’un biotope exeptionnel (par exemple lieu d’étape d’oiseaux migrateurs, de gite d’espèces rares ou protégées,..).
Ceci dit, les projets nationaux comme le programme d’éoliennes ou de migration massive devraient faire l’objet d’un référendum national sur leur opportunité, avec un débat équitable.
Pour tous les barrages hydroélectriques construits à partir de 1940 par Vichy, les habitants des vallées noyées étaient à 100% contre, ça n’empêchait pas que la création de la retenue d’eau soit d’intérêt public, et sa construction légitime. Bien sûr des écosystèmes ont été détruits, mais d’autres tout aussi riches ont été créés, la rivière et ses berges ont été remplacée par un lac, les grenouilles par des carpes, l’électricité hydroélectrique est celle qui pollue le moins, qui est indépendante des fournisseurs étrangers et qui est la moins chère, tout en étant très pilotable.
Les riverains sont toujours opposés à la construction près de chez eux de tanneries, d’usines, de décharges publiques, de camps de roms, de prisons, d’usines d’incinérations, de routes et d’autoroutes, de transformateurs, de centrales nucléaires, de mines, d’usines de toutes sortes, de tout ce qui peut gêner leur tranquillité, etc.., c’est un motif d’indemnisation, mais pas d’interdiction des projets.
