Commentaire de Étirév
sur Alésia, interprétation archéologique ou interprétation militaire ?


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Étirév 11 mars 2025 07:28

Alésia, interprétation archéologique ou interprétation militaire ?
Autre interprétation :
Xavier Guichard, dans son ouvrage « Alésia - Eleusis », écrit ceci : « Pour nous le nom d’Alésia évoque tout d’abord le souvenir de la ville qui vit succomber l’indépendance gauloise. César n’ayant point déterminé avec précision la situation géographique de l’Alésia qu’il assiégea, de longues polémiques ont été provoquées par le souci qu’avaient les historiens de compléter sur ce point les « Commentaires ». Il fut constaté qu’un trait essentiel domine la description de César : l’Alésia occupait un tertre presque entièrement entouré par des cours d’eau ; or, toutes les localités qui, parce qu’elles portèrent autrefois le nom d’Alésia, telles Alise-Sainte-Reine (Côte-d’Or), Alaise (Doubs), Aluze (Saône-et-Loire), Alex près d’Izernore (Ain) et même Alais ou Alès (Gard), ont été présentées comme ayant été l’Alésia des « Commentaires », occupent un site semblable. Ces constatations totalement étrangères au débat historique sollicitaient assez vivement l’intérêt pour que les investigations fussent poursuivies hors des régions auxquelles se limitait le débat. Elle furent donc étendues à toutes les localités qui, dans la plus ancienne géographie, tant en Gaule qu’en Grèce ou en Italie, en Espagne ou en Germanie, ont porté le nom de Alésia : Toutes ces Alésias occupent des sites entourés par des cours d’eau plus ou moins important qui les isolent en presqu’îles. »
Le mot Paris signifie Bar-Isis, ou vaisseau d’Isis, le mot égyptien « Bar » ayant le sens d’enceinte, réceptacle, de tout objet capable de contenir en son sein, vaisseau, etc.. Et selon W. von Bûlow, la rune BAR, « ᛒ », signifie la montagne qui cache et protège, mais en même temps engendre et manifeste la naissance, le Fils. Nicolas de Damas au 96ème livre de son histoire appelle en effet BARIS la montagne d’Arménie où l’arche de Noah s’était reposée. Bar-Isis est donc la traduction en druidique savant du mot vulgaire Lutèce qui avait exactement la même signification. La racine Lo ou Lu désigne en celtique les EAUX, les Rivières ; et TEC, en celte comme en latin et en grec, signifie abri, cachette, couvert, arche, vaisseau (dans le sens de ce qui contient).
« Lutèce, dit Court de Gébelin, était donc mot à mot LIEU DÉFENDU PAR LES EAUX. » C’est-à-dire par Marie. Les Eaux sont en effet la manifestation extérieur du principe féminin symbolisé encore par ISIS, la femme divine ; donc Lutèce et Bar-Isis désignent le même objet dans deux dialectes différents… et le souvenir en a été conservé par le vaisseau qu’on voit encore aux armes de Paris, et qui « fluctuat nec mergitur ». La figure de la Vierge est souvent associée à l’eau, celle des Poissons, son signe complémentaire.
« Presque tous les sanctuaires de Marie, dit Émile-Jules Grillot de Givry (Lourdes, ville initiatique) avaient été précédés, aux mêmes emplacements, d’un sanctuaire dédié au Principe féminin dominateur des Eaux… Nous l’avons déjà constaté pour la Cathédrale de Chartres, qui avait remplacé un sanctuaire d’Isis ; il en fut de même à Metz, à Saragosse, Moutiers en Puisaye, à Nogent sous Coucy ; et Paris nous en offre un des exemples les plus décisifs. »
NB : « L’eau est la force motrice de la nature… Telle, unie à elle-même, elle tourne en une continuelle révolution. Deçà, delà, en haut, en bas, courant, jamais elle ne connaît la quiétude, pas plus dans sa course que dans sa nature. Elle n’a rien à soi, mais s’empare de tout, empruntant autant de natures diverses que sont divers les endroits traversés. » (Léonard de Vinci)

LIEN


Voir ce commentaire dans son contexte