Commentaire de Aristide
sur Mots interdits, ou la dérive totalitaire de Trump


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Aristide Aristide 24 mars 2025 14:06

@pemile

La conclusion de cette étude (traduction google)

Les données émergentes semblent potentiellement contradictoires.

D’une part, dans la plupart des pays – à l’exception notable des États-Unis – les immigrants affichent une implication disproportionnée dans la criminalité par rapport aux autochtones, comme le montre le taux d’incarcération relatif des deux groupes.

De plus, certains types d’immigrants, notamment les hommes jeunes et peu instruits et ceux en situation irrégulière, affichent une propension à commettre des délits bien plus élevée que les personnes en situation régulière.

Ces facteurs semblent suggérer un lien positif entre immigration et criminalité. D’autre part, les études visant à mesurer l’effet de l’afflux d’immigrants sur les taux de criminalité locaux ne constatent généralement aucun effet causal détectable de l’immigration sur ces taux.

Nous pouvons proposer plusieurs solutions possibles à ces preuves apparemment contradictoires.

Premièrement, les taux élevés d’arrestation et d’incarcération observés chez les immigrants résultent peut-être d’une discrimination (basée sur les préférences ou statistique) à leur encontre de la part des autorités policières ou judiciaires, plutôt que de taux de criminalité réellement plus élevés, bien que nous n’ayons connaissance d’aucune revue systématique sur cette question à l’échelle internationale.

Deuxièmement, les immigrants se sont peut-être substitués aux autochtones sur certains marchés criminels illégaux, ce qui serait cohérent avec le fait que les immigrants affichent des taux de délinquance plus élevés que les autochtones, sans que, dans le même temps, l’immigration n’entraîne une hausse des taux de criminalité au niveau local.

Enfin, la dernière explication (et peut-être la plus simple) reste que la part des immigrants dans la population – et parmi les délinquants – est peut-être encore, dans la plupart des cas, trop faible pour entraîner des changements globaux détectables dans les taux de criminalité locaux. La part des immigrants dans la population mondiale n’est que de 3,5 %, et même dans les pays à forte immigration d’Europe et d’Amérique du Nord, elle se situe généralement entre 10 et 15 %. Ces hypothèses sont provisoires et des recherches supplémentaires sont nécessaires pour concilier les tendances émergeant des données individuelles et agrégées sur les schémas d’immigration et de criminalité.


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