Commentaire de Legestr glaz
sur Mots interdits, ou la dérive totalitaire de Trump


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Legestr glaz Legestr glaz 25 mars 2025 06:50

@Fergus

Et comme vous dites que vous ne m’arrivez pas à la cheville, je vais vous raconter une « belle histoire ».

... Chaque jour, en condition physiologique, un adulte inhale de l’orde 10.000 litres d’air dans lequel il prélève le dioxygène nécessaire aux opérations de production de l’énergie pour son organisme. Cet air contient de nombreux aérosols potentiellement nuisibles pour l’être humain (des spores, des poussières, des pollens, des micro-organismes, des matières polluantes, des mycotoxines) qui doivent être arrêtés afin de ne pas rejoindre les alvéoles pulmonaires et, le cas échéant, pénétrer la circulation sanguine. Pour cette raison, les voies respiratoires sont équipées de mécanismes de défense qui bloquent et éliminent les agents pathogènes au cours de la respiration. Ces mécanismes sont, schématiquement, de deux ordres : mécaniques et chimiques.


Le tractus respiratoire est divisé en deux parties : les voies respiratoires supérieures et les voies respiratoires inférieures. Les mécanismes de défense y sont différents ainsi que la structure même des tissus qui composent l’arbre respiratoire. Contrairement à une idée répandue, et fortement tenace, les voies respiratoires ne sont pas stériles. Elles sont, en effet, occupées par un microbiote respiratoire commensal. La densité microbienne dans les voies respiratoires inférieures, chez les personnes saines, est extrêmement faible. Elle est bien plus importante dans les voies respiratoires supérieures. Le microbiote pulmonaire est le résultat de l’équilibre qui s’installe entre importation, par inhalation, et élimination des micro-organismes par les mécanismes de défense.

Dès lors, des déséquilibres dans nos mécanismes de défense peuvent entrainer des infections respiratoires plus ou moins sévères. Ces dysfonctionnements sont bien mis en évidence dans des maladies chroniques comme la mucoviscidose, l’asthme, la BPCO, ou encore la polyarthrite rhumatoïde. Ces dysfonctionnements sont aussi à l’oeuvre lors des rhumes et des grippes, par exemple.


La stérilité des voies respiratoires est donc un mythe qui n’a été déconstruit que très récemment, il y a une dizaine d’années. Des communautés bactériennes sont bien installées, chez les personnes saines, dans les voies respiratoires inférieures. La vision « stérilité / pathogénicité » a fait long feu, c’était un dogme, c’était une théorie non fondée, démentie aujourd’hui par les faits.



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