Commentaire de La Bête du Gévaudan
sur Banco-centralisme : définition et mise au point
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je suis d’accord que le socialo-keynésianisme est une domination de classe et que les bilans des bourses et des entreprises sont complètement gonflés par la fausse monnaie, qu’il faudrait mettre fin à ce système malgré que pour le moment ce système se maintienne habilement. Pour le reste, je ne partage pas votre analyse.
Vous raisonnez sur la valeur-travail et la théorie marxiste de la plus-value et de la baisse du taux-de-profit. Ces thèses sont erronées. Il est également faux de prétendre que le tertiaire ne crée par de valeur (jadis, les physiocrates en disaient autant du secteur secondaire !). L’éventuel « travail fictif » existe dans les secteurs d’activité artificiellement subventionnés (en amont ou en aval) par le déplacement artificiel de la richesse par l’état et les banques centrales. Il y a là, certes, dilapidation effective de richesse.
Quant à la dette, elle est multifactorielle. Elle repose à mon avis essentiellement sur l’absorption par les bourses et dettes occidentales des excédents commerciaux du tiers-monde. Les oligarchies émergentes préfèrent jouer leurs excédents sur les marchés occidentaux (où ils profitent de la bulle) plutôt que de les réinvestir dans leurs pays.
La dette est aussi alimentée par l’économie « coloniale » de l’Occident. Si les capitaux privés se délocalisent à leurs propres risques et frais, alors il y a authentique libre-échange. Mais ils se garantissent aux frais du contribuable (infrastructures et sécurité internationales, solvabilisation des conso-chômeurs, etc.) comme au temps des colonies.
