Commentaire de Eric F
sur Pourquoi lire les classiques aujourd'hui est un acte de résistance et de vérité
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
@La Bête du Gévaudan et @Gollum
Modernisme ou pas, pendant des siècles, l’église professait au premier degré les récits bibliques notamment sur la création, et lorsque la science progressait, les gardiens du temple récusaient voire persécutaient ceux qui exposaient des découvertes ne correspondant pas aux textes sacrés. Et le coup d’après, acculés devant les preuves scientifiques, les théologiens adaptaient l’exégèse en parlant de symbolisme pour ce que les scribes antiques avaient écrit au premier degré.
De fil en aiguille, à notre époque, il ne reste plus grand chose de la lecture littérale des récits de l’Ancien Testament, sa rédaction n’est plus attribuée à Moïse -si tant est qu’il ait existé-, et même dans le Nouveau Testament, les miracles prennent un aspect allégorique. Sauf pour une poignée d’intégristes, dont certains sont d’actifs contributeurs sur ce site.
Ce n’est pas spécifique au christianisme, ainsi la question de charia dans l’Islam présentée au sens littéral par les fondamentalistes, et de manière symbolique par les pragmatiques. Il apparait malencontreusement que eux le fondamentalisme se répand au détriment de la vision plus éclairée.
Les religions traditionnelles asiatiques ont de leur côté une telle plasticité qu’on y trouve une chose et son contraire, chacun peut accommoder à sa sauce, d’où les arborescences entre différentes écoles d’interprétation.
