Commentaire de La Bête du Gévaudan
sur De l'objectivité, ou non, de la valeur de toutes choses
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J’ai reconnu ma photo en Une de l’article, ah ah ! (merci pour vos articles sérieux, loin de la polémique stérile... même si nous ne sommes pas d’accord, c’est bien sur ce genre de sujet — la valeur — qu’AVox devrait débattre).
pour ne répondre qu’à des rapports sociaux fixés subjectivement par une classe banco-centraliste qui distribue l’argent selon ses propres règles
Je partage votre point-de-vue sur ce que vous appelez le « banco-centralisme » et que j’appelle socialo-keynésianisme. Il s’agit bien d’une modification arbitraire de la répartition de la valeur par la puissance politique (avec formation de clientèles sociologiques). C’est donc en effet une sorte d’esclavage. Je suis évidemment, en tant que libéral, totalement opposé à cela. Cela donne aussi à comprendre que le système actuel n’est pas libéral mais social-libéral ou « socialiste de marché ». Par contre, je ne crois pas que le capitalisme soit périmé. Bien au contraire. Quand cette pyramide de dette se sera effondrée, les besoins et les échanges humains ne cesseront pas. « Le jour d’après » le monde continuera à tourner.
Il y a donc toujours un mélange de facteurs objectifs et subjectifs dans les choix des acteurs économiques, et l’un ou l’autre de ces aspects, subjectif ou objectif, devient dominant selon les situations.
Chacun arbitre (délibère) la valeur selon ses besoins et ses goûts, selon ses contraintes concrètes. Mais cela ne signifie pas que la valeur est objective, contrairement à ce qu’affirment Riccardo et Marx (valeur-travail). A mon sens, ils confondent les coûts de production (dont les salaires) avec la valeur du produit. Mais un produit peut avoir coûté du travail sans avoir de valeur !
