Commentaire de La Bête du Gévaudan
sur De l'objectivité, ou non, de la valeur de toutes choses
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@Luniterre
Non, je parle d’une marchandise n’ayant pas de valeur... n’importe quel entrepreneur sait cela ! Cela s’appelle un bide, un déficit, et éventuellement une vente à perte (une marchandise dévalorisée)... Quant à reconnaître que la « valeur d’usage pour autrui » constitue une base de la valorisation marchande, cela revient bien à reconnaître l’aspect subjectif et échangiste de la valeur.
Mais c’est sur la valeur-travail que Marx construit sa théorie de la valeur, de la plus-value et de la baisse du taux-de-profit. Or, cette doctrine est erronée. D’ailleurs, en un sens cela entre en contradiction avec sa notion de valeur d’usage. Si un capital a une « valeur d’usage » alors il conserve une valeur ad vitam.
J’ai survolé le texte sur Bastiat qui est très décevant (au passage, Bastiat reconnaît une convergence et non une influence avec Carey dont il a découvert les écrits à la fin de sa vie). Quant à la morgue avec laquelle les marxistes traitent tout ce qui n’est pas l’école anglaise, cela provient du fait qu’ils ont fondé toute leur théorie sur certains aspects de Smith et Ricardo. Les « hérétiques français », espagnols ou autrichiens leur posent donc un singulier problème qu’ils n’ont jamais résolu. L’histoire donnant raison sur ces sujets à Bastiat contre Marx et Ricardo, il faudrait peut-être prendre le temps de lire honnêtement l’hérésiarque Bastiat. Ne serait-ce que pour se faire sa propre idée.
