Commentaire de xenozoid
sur Nous commençons à être hybridés avec des machines...
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mais rosemar,
«
Peut-être que chaque être humain vit dans un monde unique, un monde privé différent de ceux habités et vécus par tous les autres humains. . . Si la réalité diffère d’une personne à l’autre, peut-on parler de réalité singulière, ou ne devrait-on pas plutôt parler de réalités plurielles ? Et s’il y a des réalités plurielles, certaines sont-elles plus vraies (plus réelles) que d’autres ? Qu’en est-il du monde d’un schizophrène ? Il est peut-être aussi réel que notre monde. Peut-être ne pouvons-nous pas dire que nous sommes en contact avec la réalité et que lui ne l’est pas, mais devrions-nous plutôt dire que sa réalité est si différente de la nôtre qu’il ne peut pas nous expliquer la sienne, et que nous ne pouvons pas lui expliquer la nôtre. Le problème est donc que si les mondes subjectifs sont vécus trop différemment, il se produit une rupture de communication... et c’est là qu’apparaît la véritable maladie
Aujourd’hui, nous vivons dans une société où des réalités fallacieuses sont fabriquées par les médias, les gouvernements, les grandes entreprises, les groupes religieux, les groupes politiques... Dans mes écrits, je pose donc la question suivante : »Qu’est-ce qui est réel ? Parce que nous sommes sans cesse bombardés de pseudo-réalités fabriquées par des personnes très sophistiquées utilisant des mécanismes électroniques très sophistiqués. Je ne me méfie pas de leurs motivations, je me méfie de leur pouvoir. Ils en ont beaucoup. Et c’est un pouvoir étonnant : celui de créer des univers entiers, des univers de l’esprit. Je devrais le savoir. Je fais la même chose.
Un être humain dépourvu d’empathie ou de sentiment est identique à un androïde construit de manière à en être dépourvu, que ce soit à dessein ou par erreur. Il s’agit en fait d’une personne qui ne se préoccupe pas du sort de ses semblables, qui se tient à l’écart, en spectateur, et qui, par son indifférence, applique le théorème de John Donne selon lequel « aucun homme n’est une île », mais en le modifiant : ce qui est une île mentale et morale n’est pas un homme.
