Commentaire de Octave Lebel
sur Et si c'était le peuple qui se foutait du monde ?
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Je suis d’accord sur l’essentiel des analyses cependant je ne crois pas que l’islam soit en capacité d’imposer un ordre durable autrement que par la contrainte d’une minorité de privilégiés sur une majorité soumise à cette majorité qui aura toujours un problème de légitimité au fur et à mesure que les esprits s’emparent de toutes les connaissances disponibles. Le renforcement de l’islam politique et l’imbroglio actuel sont du à la politique des Etats-Unis qui s’en sont servis contre des opposants laïcs socialisants avec le « succès que l’on sait ». Des « méchants » qui voulaient maîtriser leurs ressources et leurs allocations. Je ne suis personnellement pas croyant comme toute une partie de l’humanité mais il y a par ailleurs aussi dans l’islam une dimension spirituelle commune à toutes les religions, une recherche de sens, d’espoir individuel et cosmique qui ne se reconnaît pas ou plus dans le simplisme idéologique et étouffant des théocraties et des religions au service du politique.
Il me semble qu’il y a un mouvement général de prises de conscience et aspirations pour un monde plus juste économiquement et socialement et maintenant écologiquement. Sous la conduite d’un régime de démocratie réellement citoyenne. Pour et par des citoyens correctement informés, instruits et éduqués, conscients d’être préparés à une participation citoyenne ainsi qu’à la défendre ( tout cela se construit). Seul chemin vers le respect mutuel et la construction des bases de la paix sociale et internationale sous l’égide d’un progrès au service de tous. Le tout porté par la prise de conscience collective que les biens communs ne peuvent décidément plus relever de la spéculation et de la recherche de rentabilité à courts et moyens termes ni de l’exploitation par la force et la contrainte tant que cela est possible du voisin d’ ici ou habitant un autre pays. Non plus que la puissance des nouvelles technologies et leurs orientations laissées aux mains de minorités de cette sorte. La guerre étant pour eux l’outil indispensable, ultime et régulièrement mobilisé, de la régulation économique, démographique et sociale en générant des profits immenses s’appuyant sur le développement de moyens de destruction formidables engendrant à leur tour des besoins tout aussi formidables pour la reconstruction. Le tout sur fond de régimes plutôt autoritaires avec des populations peu enclines à la rébellion vu les circonstances.
Tout cela a les apparences d’une utopie comme notre monde actuel (mi utopie mi dystopie en réalité) vu par un homme ou une femme du Moyen-âge. Nous sommes des gouttes d’eau mais les vagues sont faites de gouttes d’eau. Je ne suis pas croyant mais je crois à l’alliance de l’intelligence collective avec la démocratie qui nous oblige à être collectivement responsables.Un sacré défi.Et je ne me sens ni seul ni résigné même si les incertitudes sont nombreuses comme elles l’ont toujours été sauf pour les inconscients qui sont souvent entretenus dans leur inconscience d’ailleurs.Merci à vous pour l’ampleur et la qualité de la réflexion que vous partagez.
