Commentaire de Thot
sur La fabrique du mensonge
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Le terme « sentiment d’insécurité » est déjà connoté idéologiquement ; cela veut dire déjà qu’on en nit partiellement la réalité. Pour la mesurer, ça semble quand même assez complexe, doit-on prendre le nombre de personne qui en parle, l’intensité avec laquelle elle s’exprime pour chaque personne ? Prend-on des personnes agées ou une population diversifiée alors qu’on sait que suivant les quartiers, la population ne sera pas nécessairement tout-à-fait mélangée ?
Pour revenir au fond de l’article, le « sentiment d’insécurité » est d’abord corrélé à l’urbanité. Dans des pays où il y a un certain confort urbain (la Chine, la Russie, l’Europe de l’Est), le sentiment d’insécurité peut être parfois extrêmement faible. En occident, la ville devient de plus en plus sale, avec des vendeurs à la sauvette et/ou des junkies dans des endroits spécifiques, des centres villes qui peuvent être parfois assez anxiogènes comme à Nantes par exemple et des banlieues qui peuvent imposer une certaine autorité à l’entrée des centres villes en cassant ou brulant les voitures ou quelque chose des immeubles. Pour comprendre le phénomène d’une façon globale, il est important d’avoir toutes les données en tête, pas juste une petite facette de la criminalité.
