Commentaire de LeMerou
sur Euthanasie : la mort doit se plier aux lois du marché !


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

LeMerou 7 novembre 2025 07:48
@VISTOR Ayoli

Bonjour, 

Vous abordez un sujet très vraiment très particulier, surtout dans notre religion chrétienne qui quoi que l’ont en dise est encore bien présente partout hors de certains territoires conquis. Des millénaires d’enseignements volontaire ou non, ont laissé des traces quasi indélébiles dans nos gènes, soyons franc et honnête. Même les plus forcenés des combattants dans les derniers instants, dans les derniers souffles finissent par l’évoquer...

D’un triangle infernal constitué par l’affect, la religion et la médecine, c’est devenu un quatuor en y ajoutant désormais la « politique » avec tous ses excès et bassesses récupératrices, car désormais il est évoqué un « droit de tuer » ! Mais ou va t-on ? 

Puis cette phrase relevée dans votre texte m’agace en vérité
« le droit à la vie est le premier des droits de l’homme »

N’oublions pas que celui qui l’a prononcé est un ex-avocat, ou briller par l’éloquence et les bons mots, user abuser de la rhétorique fait parti du jeu, de tous ces intellectuels férus d’Antiquité, reflétant une certaine idéologie mais flattant aussi l’ego s’il en est.
Car l’ont peut aussi entendre par les mots « droit à la vie » le fait d’en disposer librement, ce qui est très loin d’être le cas de nos jours lorsque celle ci touche à sa fin dans certaines circonstances. 

Alors, peut on un instant cesser d’évoquer à tout va ces « grands penseurs » qui ne prennent jamais nos places, pour se recentrer sur le réel, sur ce qui vivent les gens au quotidien, cela permettrait d’assainir le débat au lieu de réfugier derrière des phrases sans aucun sens réel.

Mourir fait très peur à certains, à d’autres non, débattre de ce sujet est stérile selon moi, car il y a tellement de choses ou notions qui entrent en jeu, qu’il est quasi impossible d’en tirer une constante permettant des affirmations. Par contre l’inéluctabilité du fait est indéniable, malgré les « augmentations » de l’espérance de vie. Notons bien le qualificatif « espérance »..... Et peut régner dans les derniers moments un certain égoïsme affectif devant la dispartion annoncée d’un proche, au détriment parfois des désirs de ce dernier. Il est très difficile d’être serein dans ces moments. et c’est compréhensible. C’est là que le désir du futur défunt peut être bafoué en premier.

Puis abordons le sujet, par le coté le plus simple, la religion. Passer de vie à trépas est normal, même si le trépas est violent, tant qu’il est du « bon coté », il entre dans les canons. Oter la vie à d’autres n’est ou n’était toléré que dans certaines circonstances, se l’oter est un acte incommensurable.. Notons que la littérature religieuse à ce sujet est prolixe en matière de soucis vous tombant sur la tête... 
Passer de vie à trépas dans des souffrances inimaginables est soit disant une épreuve à laquelle tout « bon chrétien » peut être confronté et doit l’accepter pour se présenter devant qui de droit... Bon, ça c’est le bouquin, en réalité....Si les châtiments eurent leur effets il y a quelques siècles, depuis les choses ont un peu changées tout de même. Néanmoins l’affaire est insidieuse....Pour ne pas dire délirante.. Mais reste dans les esprits.

Coté médical ensuite.. cela fait maintenant 2400 ans environ que le corps médical se réfugie derrière un serment arrangé au fil du temps, qu’ils finissent par bafouer parfois ou quant ça les arranges. Toutefois il est l’essence même de leur foi, de leur travail que nous nous devons saluer bien bas, même si le sacerdoce initial s’est progressivement transformé en job, j’en connais certains jeune qui l’ont chevillé au corps.

Cependant il est arrangé à leur sauce quant il s’agit d’aborder le problème de la fin de vie à cause de cette phrase, issue du texte original ou rapporté au fil du temps, Dieu que la grandeur d’âme est belle non ?

« Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande ».

Bon, c’était il y a 20 siècles... et constatons que l’emphase était déja de rigueur. Soupoudrez à cela 400 ans plus tard un zeste de religion naissante et.... vous obtenez une partie du corps médical, qui sait que « servir » le malade devant l’inéluctabilité médicale de sa disparition est presque un devoir et une autre partie, qui je dirais à peur des conséquences, qu’ils peinent à expliquer, se réfugiant derrière le « texte sacré » au détriment du sujet qui implore... S’éloignant à mon sens du texte...
Mais n’étant pas du corps médical, je ne peux en percevoir les subtilités, les non initiés non plus.

L’implication des politiques ne venant que d’une lâcheté du corps médical et religieux (qui ont toujours été très proches) leur permettant d’avoir bonne conscience, c’est pas nous, c’est eux....

Comme aujourd’hui les minorités semblent primer sur la majorité, qu’un exemple devient une généralité, les détracteurs du droit à disposer de sa fin de vie, nous fourbisses moult exemples du contraire. Poussant parfois à l’extrême, n’ayant pas peur d’affirmer que le demandeur n’est plus en état. Certains allant presque dire que ses souhaits formulés par écrit bien avant n’ont que peu de valeur, car déja à l’insu de son plein gré il n’était plus en conscience. 

Et le malade ? Qui ? Celui qui souffre ou qui ne veux pas souffrir parce qu’il sait que c’est bientôt fini et qu’il préfère « partir » heureux après une vie bien accomplie ou remplie selon ! Ah lui, il fait chi.....ce c.. Mais pour lui à ce moment les mots euthanasie, suicide, etc... n’ont aucune importance car ils sont très loin de ce qu’il attend.

Aider une personne à terminer sa vie comme elle le souhaite, évidemment face à une fin inéluctable et dans le début de la phase quasi terminale bien sûr n’est pas la « tuer », mais un acte de compréhension, effaçant ses peurs bien légitimes.


Voir ce commentaire dans son contexte