Commentaire de Tolzan
sur Intelligence artificielle : le zombie qui pense comme un humain
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@Rinbeau, bonjour,
vous avez « oublié » les capacités d’autoapprentissage de l’IA, en particulier ce que l’on appelle l’apprentissage par renforcement. Un algorithme exécuté sur un ordinateur peut, tout seul, acquérir des capacités de décision (i.e., de réaction) qui ne lui ont pas été enseignées,
sur un sujet donné (avec une métrique définie d’évaluation de la réponse) et qui dépassent notre entendement.. L’algorithme peut trouver des solutions qu’il stocke en mémoire et auxquelles l’humain ne penserait pas. La bonne question est-elle vraiment de se demander s’il y a ou pas intelligence ?
Par exemple, au jeu d’échecs, les grands maîtres internationaux ont renoncé à jouer contre les meilleurs programmes. Il est admis de tous qu’ils vont perdre sur une dizaine de parties. Qu’est-ce que cela change de se poser la question : la machine qui joue aux échecs est-elle intelligente, ou a-t-elle une conscience, ou distingue-t-elle entre le bien et le mal ? d’autant plus qu’il faudrait commencer par définir ce qu’est l’intelligence, la conscience, le bien et le mal.
La science se fonde sur la mesure, c’est-à-dire la comparaison car mesurer c’est comparer. Il faudrait donc, avant de se poser de telles questions, définir une métrique d’intelligence... une métrique de conscience. Avec des métriques, on pourrait se poser, par exemple la question : le chat est-il plus intelligent que le chien ? Il n’y a pas de science sans métrique... l’humanité serait restée au niveau technologique de l’homme de Cro-Magnon. La question de savoir si les algorithmes dits d’IA sont intelligents ou possèdent une conscience ne mènent donc vraisemblablement à rien de concret... pour le domaine qu’est l’IA elle même. Ce ne sont pas des questions de spécialistes.... mais plutôt (je vais être méchant, pardonnez moi) de spectateurs.
