Commentaire de Tolzan
sur Intelligence artificielle : le zombie qui pense comme un humain
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@Rinbeau, bonjour,
Votre analyse n’est pas fausse, mais, franchement, il me semble que vous sous-estimez la notion d’autoapprentissage de la machine quand vous écrivez : "Pour le jeu des échecs, il suffit de lui compiler tous les coups connus.. Et forcément qu’elle sera supérieure, par mémorisation.. La mémoire est une chose.. Ce qu’on en fait en est une autre..".
Là où vous faites erreur, c’est que l’on ne peut PAS compiler tous les coups connus, et par conséquent, c’est la machine en jouant contre elle-même qui accumule des connaissances, analyse ses propres parties mémorisées, applique aussi des règles d’évaluation … C’est ce que l’on appelle l’expérience chez un humain. Au final, la machine NOUS BAT. Elle joue même des coups que nous n’avons pas imaginés. Elle atteint (en général) une vision plus approfondie d’une position des pièces sur l’échiquier et sur les possibilités d’évolution dynamique du jeu. Elle voit plus loin, à partir d’une position donnée et en plus, grâce à ses capacités d’autoapprentissage, elle a stocké dans sa mémoire un grand nombre de parties… ce qui lui permet d’estimer si un coup plutôt fort ou faible…. et même de jouer un coup auquel l’humain ne penserait pas. Voilà pourquoi l’ordinateur est devenu imbattable aux échecs. Le programme est-il intelligent pour autant ? Ce n’est pas la bonne question. Il ne fonctionne pas comme nous, mais surtout : il gagne !!!!
Au départ cependant, l’ordinateur (c-à-d l’algorithme que nous avons écrit) nous doit tout,
en ce sens qu’on lui a appris les règles et les bases tactiques issues de
l’expérience passée du jeu (acquise par des générations de joueurs humains) et on on lui a fourni une méthode d’évaluation des positions.
C’est ce que l’on appelle l’apprentissage supervisé.
Mais ensuite, il nous
échappe par son autoapprentissage dit par renforcement. Cela présente des similitudes avec les
génies humains. Un génie commence par apprendre de ses maîtres, de ses professeurs…. et puis il s’émancipe par ses propres expériences… Il dépasse, transcende ce qui lui a
été enseigné… L’ordinateur fait de même.
