Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia
sur Staline : l'agonie lente et pathétique du tyran rouge qui a souffert chaque seconde pendant quatre jours
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
@njama
Merci pour ce long copié-collé de propagande conspirationniste signée Nikolay Starikov, un auteur bien connu pour ses théories « anti-occidentales » qui recyclent les vieilles excuses du Kremlin sur l’Holodomor.
Le « blocus de l’or » ? Une fable. En réalité, l’URSS exportait massivement son or dans les années 1920-1930 (plus de 300 tonnes vendues à l’Ouest pour financer l’industrialisation), et les pays occidentaux acceptaient l’or soviétique sans problème – c’est documenté par les archives bancaires britanniques et américaines (voir Stephen Kotkin, Stalin : Waiting for Hitler, ou les rapports de la Bank of England). Le vrai « blocus » était soviétique : Staline a choisi de réquisitionner les céréales ukrainiennes pour exporter et financer ses usines, tout en affamant la population (décret du 7 août 1932 punissant de mort le « vol » d’un épi).
La famine de 1932-1933 n’était pas une « réponse » à un embargo imaginaire : c’était une politique délibérée de collectivisation forcée, de dékoulakisation et de fermeture des frontières ukrainiennes pour empêcher les paysans de fuir (ordres directs de Staline et Molotov). Résultat : 4 à 6 millions de morts en Ukraine, reconnue génocide par plus de 20 pays.
Votre source (Oriental Review, un site pro-Kremlin) est aussi fiable que les « protocoles des sages de Sion » pour expliquer la Révolution russe. Lisez plutôt des historiens sérieux (Applebaum, Snyder, Conquest) au lieu de ces révisionnismes qui blanchissent un des plus grands crimes du XXe siècle.
