Commentaire de SPQR-audacieux complotiste-Monde de menteurs
sur La classe dirigeante est-elle plus incompétente que perverse ou l'inverse ?
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Washington et l’OTAN
Le 1er décembre, s’est tenue une vidéoconférence secrète à laquelle ont participé
les présidents français (Emmanuel Macron) et finlandais (Alexander Stubb), le chancelier allemand (Friedrich Merz), les Premiers ministres polonais (Donald Tusk), italien (Giorgia Meloni), danois (Mette Frederiksen) et norvégien (Jonas Gahr Støre), le secrétaire général de l’OTAN (Mark Rutte), la présidente de la Commission européenne (Ursula von der Leyen) et le président du Conseil européen (António Costa).
Selon le Spiegel, qui a pu avoir accès au compte rendu de la réunion, le secrétaire général de l’OTAN y a déclaré qu’il était d’accord avec le président finnois et que les Européens devaient se méfier de la paix en Ukraine que les envoyés spéciaux du président Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, étaient en train de négocier [1].
C’est la première fois qu’un secrétaire général de l’OTAN en exercice se permet de critiquer ouvertement un président des États-Unis également en exercice.
La Stratégie de Sécurité Nationale, publiée le 4 décembre par la Maison-Blanche, cite cinq fois l’OTAN. Cependant, ce n’est plus une alliance essentielle aux États-Unis dans la mesure où le président Trump a sonné la fin de « l’Empire américain ». Washington est trop occupé par ses 33 000 milliards de dettes pour se consacrer encore à la défense de l’Europe de l’Ouest. Ce texte se contente donc de noter que les États membres de l’alliance atlantique devront assurer eux-mêmes leur sécurité en y consacrant 5 % de leur produit intérieur brut (PIB) très loin de ce qu’ils font aujourd’hui. Il note aussi que l’alliance n’est pas vouée à poursuivre son extension [2].
Le 9 décembre, cinq jours plus tard, un représentant républicain, Thomas Massie (Kentucky), a déposé un projet de loi (HR 6508) visant au retrait des États-Unis de l’OTAN. Ce texte a été transmis, le 12 décembre, à la commission des Affaires étrangères [3]. C’est la première fois que ce sujet sera traité au Congrès.
Il est trop tôt pour conclure quoi que ce soit, mais d’ores et déjà nous devons constater qu’il existe un courant opposé à l’alliance atlantique au sein des trumpistes et que les États européens ont conscience qu’ils ne parviendront pas eux-mêmes à assurer à la fois leur propre défense nationale et à attaquer la Fédération de Russie.
En privé, les collaborateurs du président Trump assurent que celui-ci sortira de l’alliance à la mi-2027 ; une échéance qui peut être hâtée.
Les dirigeants de l’Union européenne en sont bien conscients. Le président du Conseil de l’Union, António Costa, déclarait, le 8 décembre, devant l’Institut Jacques Delors : « Si nous voulons nous protéger, non seulement contre nos adversaires, mais aussi contre les alliés qui nous défient, il nous faut renforcer l’Europe. Nous avons besoin de nous concerter pour bâtir une Europe qui doit comprendre que les relations des alliés et les alliances d’après la Deuxième Guerre mondiale ont changé. »
Certes, mais les membres de l’UE n’ont absolument pas les moyens des États-Unis. Ils ne peuvent pas assurer seuls leur propre défense. Au demeurant, s’ils le souhaitaient, ils devraient s’organiser autour d’une des trois puissances nucléaires de leur région : la France, le Royaume-Uni ou… la Russie.
Le dictateur Zelensky et les élections
Il y a maintenant un mois, le 11 novembre, Marco Rubio, secrétaire d’État, a donné le signal de « l’opération Midas ». Les principaux alliés du président non-élu ukrainien, Volodymyr Zelensky, sont tombés, un à un. Il est impensable qu’il ne soit pas l’un des principaux bénéficiaires des détournements de fonds de l’Ukraine et du racket des entreprises ukrainiennes. Pourtant personne n’ose l’arrêter. À l’évidence, il tente de se maintenir pour sécuriser ses gains ou les transférer à l’étranger.
Il a d’abord battu le rappel des soutiens de l’Ukraine, multipliant les réunions à Athènes, Paris, Londres, Bruxelles, Rome et Berlin, pendant que son représentant spécial et le secrétaire général de son Conseil de Défense, Rustem Umerov, est déjà en fuite. Le Pouvoir en Ukraine n’est donc plus qu’un jeu d’ombres : le président non-élu peut à tout instant tomber et son principal négociateur ne peut déjà plus retourner dans sa patrie.
Dans un entretien à Politico, le 9 décembre [4], le président Trump a tenu ce discours :
Dasha Burns : Est-il temps pour l’Ukraine d’organiser une élection, pensez-vous ?
Donald Trump : Oui. Je pense que oui. Ça fait longtemps. C’est, euh... ça ne s’est pas particulièrement bien passé. Oui, je crois qu’il est temps. Je pense que c’est un moment important pour organiser des élections. Ils utilisent la guerre non pas pour organiser une élection, mais, euh, je pense que le peuple ukrainien devrait ... devrait avoir ce choix. Et peut-être que Zelensky gagnerait. Je ne sais pas qui gagnerait. Mais ils n’ont pas eu d’élection depuis longtemps. Vous savez, Ils parlent d’une démocratie, mais cela arrive à un point où ce n’est plus une démocratie.
Le président non-élu, lui a immédiatement répondu : « Je suis prêt pour des élections. Je demande maintenant, je le déclare ouvertement, aux États-Unis de m’aider, éventuellement avec les collègues européens, à garantir la sécurité pour la tenue d’élections. »
