Commentaire de jakem
sur Fidèle, fidèle...
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
@jakem
( suite 2 )
Chaque fable forme un univers idéalement clos et, en même temps, immensément ouvert sur l’imagination. Le lecteur ou l’auditeur n’est pas seulement spectateur, il devient en quelque sorte acteur, il participe du récit dont il devient complice par la manière dont La Fontaine lui met sous les yeux ce qu’il raconte. Que l’on songe à La Laitière et le Pot au lait : comment mieux décrire Perrette, la jeune paysanne, « légère et court vêtue », qui marche à grands pas vers la ville avec son pot au lait « bien posé sur un coussinet »,
Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile,
Cotillon simple, et souliers plats.
La Fontaine peint avec des mots
Jean-Michel Delacomptée
Comment offrir une image plus naturelle ? Le naturel, là réside l’art majeur : pas de surcharge, jamais d’outrance, de maniéré, d’artifice. L’action se suffit à elle-même dans l’adéquation de chaque mot aux nécessités du récit. Le poète use d’une plume modeste mais puissamment dynamique pour donner tout son effet à ce qu’il met en scène.
