Commentaire de Julian Dalrimple-sikes
sur Le monde selon Epstein


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Julian Dalrimple-sikes Julian Dalrimple-sikes 30 mars 08:43

@Julian Dalrimple-sikes

Le malheur en tout ceci, c’est qu’il n’y a pas de peuple, au sens touchant où vous l’entendez, il n’y a que des exploiteurs et des exploités, et chaque exploité ne demande qu’à devenir exploiteur. Le prolétariat héroïque, égalitaire, n’existe pas. C’est un songe creux, une faribole, d’où l’inutilité, la niaiserie écœurante de toutes ces imageries imbéciles, le prolétaire en cotte bleue, le héros de demain et le méchant capitaliste repu à chaîne d’or. Ils sont aussi fumiers l’un que l’autre. Le prolétaire est un bourgeois qui n’a pas réussi. Rien de plus, rien de moins.
(Lettre à Élie Faure de juillet 1935)


Voir ce commentaire dans son contexte