Commentaire de Aristide
sur Une nouvelle architecture judiciaire pour la France
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@Fergus
Sur quelle base les électeurs pourraient-ils évaluer ladite « compétence » ???
Si je peux vous suivre sur la difficulté d’une telle tâche confiée aux électeurs, il me semble que cette question ne se limite sûrement pas à cette seule proposition de l’élection éventuelle des procureurs.
Ce sujet de la « compétence » des élus dans un système démocratique est évidemment plus large et au centre même de la délégation de responsabilité que l’on exprime par le vote… À mon sens, la seule question qui vaille en démocratie directe où l’on vote pour une personne est celle non pas de la compétence mais de la confiance.
L’électeur délègue son pouvoir à une personne de son choix sur la base de la confiance que la personne lui inspire. C’est pour cette raison que je suis opposé à tous les systèmes électoraux qui rompent ce lien entre l’électeur et le candidat. La proportionnelle et, à une plus grande mesure encore, le tirage au sort, détournent l’essentiel même du vote qui est la délégation de son pouvoir à une personne en qui on a confiance.
J’ai trouvé un article au Collège de France sur ce sujet précis : « En démocratie, toute forme de délégation du pouvoir est un pis-aller », un discours convenu à partir de ce qui est présenté comme un modèle, la « démocratie athénienne ». Je vous laisse savourer cet article court et très riche qui pourtant ne convainc en rien et se termine par la phrase « En démocratie, toute forme de délégation du pouvoir est un pis-aller ».
Churchill lui disait simplement : « La démocratie est le pire système de gouvernement, à l’exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l’histoire."
