Commentaire de jjwaDal
sur Ode au Capitalisme : La main invisible qui a sauvé l'humanité de la misère et de l'État
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Le capitalisme est une idéologie qui refuse de voir ses réalités en face. Il n’est intrinsèquement pas dans sa nature de se soucier des inconvénients de son application à la sphère sociale. Pour le profit privé il peut spolier le bien public dans des proportions considérables en s’en lavant les mains, puisqu’il n’est pas logique sans sanctions émanant d’une autorité extérieure de se soucier des effets collatéraux dommageables à la collectivité du moment que le profit privé est au rendez vous. On en a d’innombrables illustrations notamment dans deux domaines fondamentaux, car socles de l’économie capitalistes, qui sont l’agriculture et les activités minières. Sans intervention de l’Etat, il peut mettre sur le marché des produits phytosanitaires extrêmement efficaces qui vont s’avérer dangereux par les conséquences induites sur la faune et la flore, la réserve d’eau douce, alors que le résultat attendu par l’acheteur du produit est bien au rendez vous. Le vendeur est satisfait et l’acheteur aussi, mais tout le monde doit payer la facture des effets collatéraux. C’est particulièrement illustré dans le domaine minier et la quasi totalité des mines dans le monde, pillent une région en laissant un tas d’ordure à leur départ et des factures collectives de réhabilitations énormes. La protection de l’environnement ne fait pas partie naturellement du cahier des charges d’une entreprise capitaliste, encore moins l’intérêt collectif. Un monde capitaliste peu régulé a existé au 19ième siècle (aucune retraite, aucune allocation chômage ni allocations familiale ou pour handicapé, pas de pensions de retraite, un monde que vous semblez appeler de vos vœux) et le résultat prévisible était que l’immense majorité survivait à peine à côté d’immenses fortunes, faible croissance, faible innovation, à rebours du discours angélique. Les barons de l’époque n’avaient aucune raison de financer l’école gratuite pour toute la population et aucun scrupules à faire travailler des enfants en bas âge au fond des mines. Ils avaient des projets d’avenir pour eux, marginalement pour la société dans laquelle ils vivaient. Bien sûr quand les ressources naturelles à piller étaient immenses, faciles d’accès et que le volume de nos demandes étaient dans l’épaisseur du trait et aisément gérable par l’environnement, le côté prédateur du système se voyait peu. Mais quand la population explose, l’horizon est une décharge pour tout le monde. Le peuple est simplement pris entre les deux mâchoires d’une tenaille, la caste des intérêts privés de la finance et des grandes entreprises (qui ont un réel pouvoir sur le politique) et la caste d’Etat qui dépense sans compter et est irresponsable des conséquences de ses décisions (mais le privé se lave les mains de supprimer les abeilles ou la couche d’ozone). Il reste un monde à inventer où ces deux entités seront profondément réformées et comptables devant le collectif, ce qu’ils ne sont nullement en 2026.
