Commentaire de Decouz
sur Le système socialiste chinois à l'épreuve : le marxisme à l'oeuvre
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La culture chinoise a historiquement beaucoup moins cherché à dire : « Cette doctrine est vraie, donc les autres sont fausses », qu’à faire coexister différentes traditions. Le fameux système des « trois enseignements » (三教) — confucianisme, taoïsme, bouddhisme — en est un exemple. La Chine communiste a, d’une certaine manière, ajouté le marxisme à cette histoire des adaptations, même si elle ne le reconnaîtrait évidemment pas ainsi.
C’est assez proche, paradoxalement, d’une vieille manière chinoise de penser : une doctrine est aussi jugée par ses effets et par sa capacité à maintenir l’harmonie sociale. C’est pourquoi le marxisme chinois contemporain peut être officiellement athée tout en réhabilitant fortement des éléments du patrimoine taoïste et bouddhique.
Le « socialisme aux caractéristiques chinoises » ressemble de moins en moins au marxisme européen classique et de plus en plus à une synthèse chinoise : marxisme + tradition impériale/confucéenne + taoïsme + bouddhisme + nationalisme chinois.
