Commentaire de SOS ENLEVEMENTS D’ENFANTS
sur La cabane au Canada
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On voit bien que ce débat est épidermique ... je me rends également compte que l’histoire est prise par l’opinion publique en cours de route et que les années qui ont précédées l’incarcération de Nathalie Gattliffe n’existent pas, le plus souvent, dans la tête des gens qui donnent leur point de vue. Les choses n’en sont pas arrivées là toutes seules. Sur son chemin, la jeune femme a été entourée de gens qui l’ont encouragée dans la voie de la médiation en avertissant que l’organisme de médiation ne pouvait être confondu avec une cour d’appel que ce soit sur le plan de la compétence ou bien de celui du statut. Mais voilà, sur son chemin il y avait aussi des gens qui l’ont encouragée à agir de travers, de façon irresponsable (notamment vis-à-vis de ses enfants), rendant difficile voire impossible tout retour en arrière. En bout de course, il y a maintenant 3 enfants qui pleurent leur mère et sont totalement perdus dans ces histoires d’adultes. Deux de ses enfants sont « encouragés » à donner leur avis par le prisme des médias, interviewés par des journalistes qui ne possèdent pas la plus petite once de pyschologie. Quels sont, ou seront, les dégats de cette instrumentalisation sur ces enfants ? Il faut vraiment se poser la question. Personne n’est donc satisfait de la situation actuelle, pas plus les gens qui ont tenté de faire voir à la jeune femme le danger de sa conduite lorsqu’elle refusait d’éxécuter les décisions rendues que ceux qui l’encourageaient à se prendre le mur en lui conseillant l’inverse ... Il y a encore des personnes qui considèrent qu’en faisant pression sur « le politique », sur « la justice » et qu’avec l’aide des médias et donc le soutien de l’opinion publique, ils remporteront le bras de fer qu’ils ont entammé avec les autorités judiciaires. Il est temps de leur enlever cette idée de la tête. Dans ce domaine, je n’ai JAMAIS rien vu de cet ordre en 11 ans d’expérience associative dans cette problématique qu’est l’enlèvement parental international. Chacun garde encore en mémoire l’affaire Washington et sa cohorte de reportages en tous genres. Là encore, la jeune femme a été prévenue et tout ce qu’elle doit affronter aujourd’hui lui a été décrit par le menu en particulier par notre association. Elle aussi avait un comité de soutien qui était persuadé pouvoir remporter la mise contre toute attente. Il n’en a rien été ... Alors pour revenir à la réaction du père sur la question de l’incarcération de son ex-femme, il ne faut pas perdre de vue que : 1. le contexte dans lequel elle a été formulée est important et il ne doit pas etre dissocié de ses paroles, 2. il n’a pas eu besoin « d’être soutenu pour obtenir l’incarcération de la jeune femme », le délit constitué se suffit largement à lui seul, 2. durant 5 ans, il n’a pu voir ses enfants que quelques heures, en France, dans des conditions humainement très difficiles autant pour les enfants que pour lui-même et à ses frais. Son ex-femme avait en effet peur « qu’il ne les enlève » alors que toutes les décisions de justice rendues tant au Canada qu’en France lui conférait le droit de voir ces derniers revenir auprès de lui ! Prendre le parti de l’un contre l’autre dans ses affaires n’a donc pas grand sens, accompagner les parents dans une recherche de solution dans l’intérêt de leur enfants en revanche en a. Mais pour cela encore faut-il que les parents se comportent de façon mature, en dépassant le conflit qui les oppose et son cortège de blessures narcissiques, pour ne s’intéresser qu’à leurs enfants, pour les protéger des conséquences obligées d’une séparation parentale, toujours difficile à vivre pour eux, pour les écouter et les rassurer de leur amour. Qu’ils sont peu nombreux ces parents-là ...Et quand il n’est question pour eux, ou pour l’un d’entre eux, que de « combats des chefs » dans lequel tous les coups sont permis, les spectateurs de la bataille prendront souvent partie et se battront entre eux pour soutenir le camp qu’ils ont choisi. Le vrai problème disparait ainsi au profit d’une autre recherche : qui déclarer « victime » dans l’histoire ? Alors c’est vrai, des conventions internationales fixent des règlent inédites dans ces batailles : bagarez-vous sur le lieu de résidence habituelle des enfants puisque c’est le juge de cette juridiction qui est compétent à vous départager ! Rentrez d’où vous venez ou du moins renvoyez les enfants d’où ils viennent si vous ne souhaitez pas rentrer avec eux et prenez vos responsabilités de parents ! Pascale LIMAROLA
