Commentaire de Reinette
sur Face au drapeau
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Poésie
« Je m’essuie la goutte d’urine sur le drapeau de mon pays / ce chiffon sur lequel se couchent les chiens / et qui ne représente rien à part trois couleurs / et un aigle qui provoquent en moi une nausée nationaliste », a écrit un jour Sergio Witz, poète mexicain.
La Cour suprême de sa patrie a décrété le mercredi 28 septembre 2005 que face à un tel outrage, des poursuites judiciaires n’étaient pas contraires au droit à la liberté d’expression. L’article 191 de la Constitution mexicaine stipule en effet que « celui qui outrage l’emblème de la République ou le drapeau national sera condamné à une peine de 6 mois à 4 ans de prison ou à une amende de 53 000 pesos (4 000 euros) ou les deux sanctions, à la discrétion du juge. »
