Commentaire de Olivier
sur Ségolène Royal et la question nationale
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Je reconnais qu’il s’agit là d’un point qui mérite un examen attentif et qu’il est légitime pour les internationalistes de gauche de s’inquiéter d’une dérive sociale-nationaliste qui a souvent menacé la gauche et singulièrement, comme l’a vu, lors du rejet par une partie d’entre elle du TCE.
Donc vous n’avez pas tiré d’enseignements du Non au référendum (mise à part qu’il s’agissait d’une sorte de mouvement d’humeur un peu bête et irréfléchi) ? Ensuite, juste une remareque : pourquoi SR n’a-t-elle fait part de ses conceptions nationales que sous la pression de Sarkozy ? N’a-t-elle pas compris que c’est justement l’un des débat de fond qu’un candidat à la présidentielle doit soulever et mettre en avant, particulièrement maintenant ? Que devient la France dans l’Europe et dans la mondialisation ? N’est-ce pas à ces questions qu’un chef d’Etat doit répondre ? La « démocratie participative », « l’écoute », ne sont-ils pas des questions secondaires ? La véritable écoute des citoyens ne devait-elle pas comencer par « quelles leçons tirer du 29 mai » ? Dénoncer la mondialisation unltra-libérale et être favorable au oui n’est-ce pas contradictoire ?
Décidément, le second tour me paraît très peu assuré pour Royal...
