Commentaire de CP
sur Après Outreau et Clearstream, les avocats doivent-ils rester auxiliaires de justice ?
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Maintenant, on va être submergés de livres écrits par des avocats expliquant des « petites histoires » de la Justice, avec des juges qui poussent à l’aveu et le pauvre avocat qui n’y est pour rien.
Un article paru dans Le Monde et intitulé « Les »Outreau« quotidiens de la Justice » :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3260,36-786313,0.html?xtor=RSS-3260
se référant à des livres d’avocats qui viennent de paraître, décrit le dialogue suivant, lors d’une instruction d’il y a DIX ANS, entre le juge et « un jeune homme accusé de vols par son employeur » :
- " Alors, monsieur, vous croyez pouvoir nier encore longtemps ?
- Je suis innocent, madame.
- Bien, monsieur, vous pourrez réfléchir à la Santé. "
Deux mois plus tard, même scène et retour à la Santé.
Plus tard, la défense obtient un nouvel interrogatoire et le juge dit à l’avocat :
« Maître, expliquez-lui que son intérêt, c’est d’avouer. Comment vous mettre en liberté si vous n’êtes pas capable d’assumer vos responsabilités ? (...) »
Le détenu, toujours en prison, passe aux aveux écrits avec l’aide de l’ « auxiliaire de justice » qu’est son avocat et obtient à ce prix sa mise en liberté.
L’avocat explique, enfin, que :
« Six mois plus tard, il a été jugé et relaxé après que la lettre eut été lue devant les magistrats et un public sidérés »
L’histoire est édifiante, certes, mais pourquoi les avocats ne s’en sont-ils pas plaints haut et fort beaucoup plus tôt, notamment avant Outreau et avant la circulaire européenne sur le blanchiment de décembre 2001 ?
Ce n’est pas les entrées politiques qui manquent à la corporation des avocats...
