Commentaire de supéraleur
sur Du passé faisons table rase !
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Mes grand-parents étaient bretonnants mais maitrisaient peu le français. Petits paysans aux conditions de vie des plus sommaires même après avoir travaillé des années durant en Beauce en tant qu’ouvriers agricoles, ils ne possédaint pour tout bien qu’une petite ferme (quelque arpents de terre et un cheval pour labourer la terre(pas de voiture, pas de confort matériel ...jusqu’en 1970, 1971, quand ils ont vendu le cheval l’heure de la retraite venue,pour acheter une télé. Mes parents connaissaient le breton mais à la maison, seul le français était parlé. Ils ne se sont jamais posés la question de la tansmission du breton à leurs enfants. De ce fait je ne parle que français. Est-ce que je me porterais mieux si je parlais breton ? ou chinois ou anglais ? Oui car je serais plus riche culturellement parlant. Mais soyons pragmatiques. Ne vaut-il pas mieux pour nos enfants, maitriser les langues parlées par les puissances économiques du moment et de demain ? A savoir l’anglais, le chinois, l’espagnol ou l’allemand plûtot que le breton ? Qu’est-ce qui est plus porteur d’avenir ? A moins d’avoir pour ambition de nouer des relations avec la diaspora bretonnante influente, aux intérêts bien compris, tels Le Lay et consor, l’intérêt d’apprendre le breton aujourd’hui, du point de vue de l’intégration sociale, est quasi nul. La disparition progressive du breton constitue(rait ?) effectivement la perte de notre mémoire et de nos racines : c’est pourqoi je respecte votre combat mais pas au point d’y adhérer car je ne me sens pas faire partie d’une quelconque communauté. Au contraire de Monsieur LE LAY par exemple, je m’identifie plus par rapport à ma classe sociale et aux valeurs républicaines plutôt qu’à mon origine communautaire. Tel mon grand-père, qui en tant qu’ ancien prisonnier de guerre en Allemagne, tenait en haute estime à la fois le général De Gaulle et le parti communiste.
