Commentaire de Sylvain Reboul
sur Souvenirs de guerre
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Que le colonialisme est un fait aujourd’hui condamné par le droit international et un crime contraire aux droits de l’homme est un fait juridique et que l’on doive faire une distinction entre puissance occupante et population soumise pour sortir du cycle de la violence et substituer le droit à la violence généralisée est une exigence politique.
Toute autre position, prétendument réaliste, est non pas une constatation historique mais une approbation de la violence et de la guerre de conquête comme norme des relations entre les populations.
« Vive la guerre » n’est pas un mot d’ordre qui puisse aujourd’hui mobiliser les populations chez nous et nous avons de bonnes raisons historiques pour cela ; certains peuvent le regretter ; mais c’est tant pis pour eux et tant mieux pour ceux, l’immense majorité, qui aspirent à la paix. les fauteurs de guerres n’ont aucune chance historique de (re)prendre le pouvoir.
Que les boutefeux et les fauteurs de guerres coloniales s’en désolent me réjouit ! Leur temps est tout simplement fini.
