Commentaire de frédéric
sur Libé, tout de même !
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Désolé, je ne me joindrai pas au choeur des pleureuses...
Dès le départ, comme mai 68 lui-même, « Libération » a été une entreprise de mystification. Entreprise préparatrice et annonciatrice du triomphe du capitalisme néo-libéral. Trop à l’étroit dans le moule social, juridique et sociétal antérieur, celui-ci avait besoin d’une « refonte des valeurs » pour s’étendre sans limite.
C’est à présent chose faite, ou presque. Les résultats en sont observables par chacun tous les jours.
Par delà sa phraséologie initiale, pseudo révolutionnaire, « Libération » a oeuvré avec constance à la constitution de l’identité et aux intérêts de ce que certains nommeront le « bourgeois-bohême-libéro-libertaire » : ce typique produit international du libéralisme qui s’est toujours reconnu dans son journal.
« C’est au crépuscule que l’oiseau de Minerve prend son envol », écrivait Hegel. C’est à son propre crépuscule que l’essence du « phénomène Libération » se révèle symboliquement. Dans cette chute dans la poche de Rotschild. La boucle est bouclée.
Serge July avait fait son temps. Le Capital ne s’est jamais embarassé de sentiments.
