Commentaire de Gérard Ayache
sur La nouvelle équation philanthropique de l'hypermonde
Voir l'intégralité des commentaires de cet article
Si j’emploie le terme d’Hypermonde, c’est pour bien le différencier du vocable désormais banalisé de « mondialisation » qui ne renvoie en général qu’à une seule modalité : l’économie. Le concept d’hypermonde est plus complexe car il est le produit du marché ET de l’hyperinformation. les deux éléments, marché et hyperinformation sont à la fois les causes et les produits de l’hypermonde. L’hypermonde n’est pas une forme extérieure ; il n’a d’ailleurs ni intérieur ni extérieur puisqu’il absorbe dans le même concept les États, les nouvelles formes supra-nationales, les sociétés et les individus, l’espace et le temps désormais réduit à un présent éternel. Il crée le monde réel et modifie non seulement les interactions humaines mais la nature humaine elle-même. Nous sommes loin de la mondialisation et de ses avatars comme l’impérialisme. Il faut comprendre la nature de cet hypermonde pour mieux agir ; non pas en le renversant puisque l’hypermonde n’est pas le pouvoir, mais en l’accordant pour créer une nouvelle harmonique. Aujourd’hui l’hypermonde est une triade : marché libéral (ds lequel la liberté dominante est celle de l’échange commercial / hyperinformation/Individu (au sens d’individu consommateur, téléspectateur etc.) Demain l’hypermonde pourrait être formé de cette triade : Liberté(s)et nomtamment liberté de non-domination privée / Hyperinformation (non réduite au seul spectacle mais à l’échange des savoirs et des intelligences) / Humanité, dans toute sa diversité et sa richesse. Utopique ? Non, car le mouvement de transformation est en marche, sous nos yeux... et nous en sommes ici les acteurs inconscients.
