Commentaire de Antoine Diederick
sur Croyance commode


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Antoine Diederick (---.---.249.10) 9 juillet 2006 01:35

En fait, cet article me suggère une autre réflexion que les poncifs éternels d’opposition entre religion et laicité.

Il apparait que concernant la gouvernance des états le principe de la laïcité semble être le meilleur des modes de gestion de l’Etat , en mme temps que l’affirmation des droit fondamentaux via une charte fondamentale, une Constitution qui peut d’ailleurs en s’appuyant sur une historicité fondatrice être la base d’un Etat.

D’autre part, la laïcité n’a pas vocation de régir la vie morale et éthique de tout un chacun mais plutot d’assurer un pluralisme bienveillant et surtout de laisser s’exprimer toutes les opinions tout en permettant de gérer l’Etat hors des dogmes de la religion ou de la foi (catholique par ex.).

Il est dit ds le nouveau Testament que nous les hommes sommes le sel de cette terre et aussi qu’il serait bien de croître et de se multiplier, il est affirmé aussi le principe de consubstantialité a la création et aux autres hommes (c’est mme un peu cannibal).

La dénatalité est une réalité en Occident et en Europe particulièrement (aux us c’est pas le cas). Au Canada c’est possible, je n’en sais rien.

Le père de la Constitution de la 5 eme République française était un nataliste peu écouté, le volontarisme politique en cette matière porte peu de fruits mme en République.

Que l’Eglise catholique se mèle de la question n’aura sans doute pas plus d’effet que la volonté ou les affirmations de Monsieur Debré en son temps.

Il n’empêche, au niveau européen nos aimables bureaucrates avec l’Organisation Internationale du travail font des projections pour l’avenir. Il faut de la main d’oeuvre pour la croissance et donc la mobilité internationale des personnes susceptibles de fournir du travail pour soutenir la croissance économique doit exister et s’adapter aux réalités du marché et de nos économies. Voilà donc une constatation utilitariste. Elle ne comporte rien de dogmatisme sacré ou religieux sinon celui de la nécessité économique, par exemple.

Mais comme européen et comme occidental, moi-mme, je ne puis faire l’économie de cette question :« Pkoi la dénatalité occidentale ? »

Faire de la morale ou de l’éthique sur cette question n’est qu’un point de vue de de phénomène.

Par contre, je crois qu’il est de notre devoir et de nos espérances vitales de se poser la question et de tenter d’y voir clair. Serions-nous si peureux de l’avenir ou si peu soucieux de la transmission de nos valeurs et de leur perennité, que nous serions obligés d’importer des personnes d’autres continents pour faire face à notre futur ? Bref, serait-ce la fin par défaut de progéniture ? La fin de l’Occident par apathie et indifférence ?

C’est ceci pour moi, la vraie question. Que les autorités religieuses s’en fasse l’écho au nom de quelques valeurs éthique particulières, pourquoi pas...Mais il y a aussi d’autres valeurs qui plaide en faveur d’une prise de conscience à ce sujet, valeurs qui ne sont uniquement religieuses mais culturelles....et aussi de bon sens.


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