Commentaire de Sylvain Reboul
sur CPC, maladresse vers l'échec


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Sylvain Reboul Sylvain Reboul 12 avril 2007 15:24

Comment se fait-il que la rédaction d’AV ait accepté un article qui attaque un contrat sans rien dire de son contenu précis ?

Cet article ne vaut même pas un mauvais commentaire d’une proposition dont je rappelle qu’elle reste ouverte au débat et à la concertation comme toutes les propositions qu’elle fait (démarche participative).

Rappel de projet de SR : "Concrètement, le CPC (contrat première chance destiné aux jeunes qui n’ont aucune qualification, ce qui n’a rien à voir avec la CPE !) s’articulerait sur deux périodes. La première, de trois mois, durant laquelle le jeune serait « actif dans l’entreprise » mais où « 40 % du temps de travail » serait consacré à la formation. Il serait accompagné par un référent externe nommé par la région et par un tuteur dans l’entreprise sur le modèle du « compagnonnage ». La rémunération serait fixée par la région en cohérence « avec les barèmes applicables » pour « l’apprentissage ou le contrat de professionnalisation » (c’est-à-dire en dessous du SMIC horaire). À l’issue de ce trimestre d’acquisition des « bases nécessaires pour travailler », un « bilan » serait effectué, suivi soit de la conclusion d’un contrat de droit commun (CDI, contrat d’apprentissage ou contrat de professionnalisation), soit, à défaut, d’un « passeport » validant l’expérience du jeune. Dans ce cas de refus d’embauche, l’entreprise devrait rembourser les aides publiques et le jeune se verrait proposer une nouvelle entreprise. La seconde phase donnerait lieu au même accompagnement du jeune jusqu’à expiration des douze mois de prise en charge des salaires, les contrats se poursuivant « au-delà dans les conditions habituelles du droit du travail ». Un nouveau bilan serait tiré au bout de cette année, l’employeur devrait « rembourser l’ensemble de l’aide » en cas de rupture du contrat. L’accompagnateur externe assurerait un suivi supplémentaire de six mois pour s’assurer de « la bonne continuation du contrat en cours ». Ce contrat concerne les TPE (10 personnes)

Il est donc mensonger de présenter le CPC comme une redite du CPE. Cet article pervertit le débat démocratique par un procédé digne de celui de NS lorsque celui-ci affirme que SR est du côté des voyous.


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