Claude (---.---.124.120) 6 juin 2006 00:28

D’un point de vue historique, la Cisjordanie n’a jamais fait, officiellement, partie de la Transjordanie avant 1948.

C’est durant la guerre de 1948, après le refus arabe de la résolution 181 (plan de partage) votée par l’ONU, que la Légion arabe et l’armée de volontaires arabes s’emparèrent de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est.

Ce territoire, faisant partie de l’espace du mandat britannique, n’a jamais été un État souverain, par conséquent, n’a jamais été un État palestinien.

La Jordanie, fondée en 1921, avait pour frontière, à l’Ouest, le Jourdain. Le 24 avril 1950, le Parlement de la Transjordanie annexe la Cisjordanie, ainsi se constitue, alors, le nouveau royaume de Jordanie.

La Jordanie est admise le 14 décembre 1955 comme membre des Nations Unies, sans qu’en vertu du droit international, aucune contestation ne soit faite quant à sa souveraineté sur la Cisjordanie annexée. Quant à Israël, son admission à l’ONU fut conditionnée au respect des résolutions de l’ONU de 1947-1948.

On constate, malheureusement, que personne n’a contesté l’annexion de la Cisjordanie, un territoire pourtant conquis par la guerre.

Depuis la victoire israélienne de la guerre de 1967, on parle de Territoires occupés, Terres palestiniennes, Territoires conquis, que les Israéliens doivent rendre au peuple palestinien.

Dans l’histoire contemporaine, nous ne connaissons pas d’exemple où un État récupère un territoire perdu à l’issue d’une guerre offensive.

Pour exemple, on peut citer le Japon, pourtant un État souverain, qui perd à l’issue la deuxième guerre l’île de Sakhaline et l’archipel des Kouriles au bénéfice de l’URSS, il ne les a pas, à aujourd’hui, récupérés. La Prusse et la Poméranie orientales faisaient partie intégrante de l’Allemagne, elle les a définitivement perdues en 1945, au bénéfice de la Pologne (et partiellement de l’URSS).

Cherchez l’erreur...


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