Je
tremble, pas que de peur, je tremble de tout mon être, de tout ce qui
m’entoure, de tout mon univers. Pas d’échappatoire, pas de respiration profonde
à tenter, le monde m’échappe, bascule et se fracasse. Les bases s’écartèlent,
deviennent failles mortelles. Je ne peux m’accrocher à rien de solide : la
mobilité contre-nature menace. L’épilepsie terrestre gronde, gigantesque
tonnerre des entrailles. Aucune résistance, pas une prière possible : le
hasard et la nécessité tectoniques modèlent l’instant et dessinent la fin.
Comme un crépuscule des vies à portée du regard. (La suite sur http://pamphletaire.blogspot.com/2012/03/fukushima-mon-ame-ou-rien.html)