La « psychose » de Breivik, phénomène de la « guerre des civilisations »
par
Jean-Claude Paye
Anders
Behring Breivik, l’auteur des attentats d’Oslo, ne présente pas les
symptômes d’une soudaine folie ou d’une pathologie extraordinaire.
Probablement comme Mohamed Merah, l’auteur des tueries de Montauban et
Toulouse, il n’a pas succombé à un trouble mental, mais a simplement
pris au sérieux le discours politico-médiatique du « clash des
civilisations ». Tous deux ont cru ce qu’on leur disait, se sont
positionnés dans ce conflit imaginaire, et ont voulu avec courage y
prendre leur place. Pour Jean-Claude Paye, ce n’est pas tant le tueur de
masse post-moderne qui est malade, c’est la société qui a validé la
rhétorique néoconservatrice à travers les guerres impériales et les lois
sécuritaires qui doit d’abord retrouver la raison.
Réseau Voltaire
| Bruxelles (Belgique)
| 21 mars 2012