Romain Desbois 9 juillet 2012 14:12

Au delà de l’effet d’aubaine difficile à quantifier , le premier effet de la défiscalisation des heures supp. a été une chute historique du travail intérimaire.

On met toujours en avant le cas d’une entreprise qui ne peut embaucher, c’est l’arbre qui cache la forêt de celles qui aurait pu le faire.

L’opposition fait peur en expliquant que les bénéficiaires vont perdre leurs heures supp. en faisant l’amalgame du gain total et pas du gain supplémentaire lié à l’exonération et à la défiscalisation.

Or on n’a cessé de nous dire qu’il n’y a pas eu plus d’heures supp. depuis la défiscalisation.

Mais surtout c’est que le gain obtenu par ce système est payé par tous (y compris les bénéficiaires) par le fait que c’est l’état qui compense le manque à gagner dans les caisses sociales.

Alors même que l’état finance autour de 31 milliards les 35 heures (mesure provisoire qui a été pérennisé par Fillon), l’état paye pour les heures sup.

L’Etat paye pour que l’on travaille moins et paye pour que l’on travaille plus ! Ubuesque.
(d’ailleurs grâce aux 35h les heures supp. commence à la 36ème heure et c’est pourquoi la droite n’a pas remis les 40 h ; ce qui aurait annulé l’effet de la défiscalisation).

Enfin pour arrêter sur le débat du coût du travail et des « charges sociales » pesant sur l’emploi, il serait bon de réfléchir à déconnecter des salaires les prélèvements sociaux . Les prélever sur les revenus en les incluant dans l’IRPP pour les particuliers ( ce qui les rendrait progressifs, on ferait d’une pierre deux coups) et pour la partie « patronale » les calculer sur les bénéfices de l’entreprise de manière également progressive (ce qui permettrait de ne pas pénaliser les sociétés qui embauchent ou qui ont besoin d’un fort taux de main d’oeuvre).


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