Pour King, pour L’enfoiré, pour tous :
« J’ai récemment appris, par
exemple, qu’il existait désormais à Paris, un palace réservé
aux chats et aux chiens de riches. Ces charmantes petites bêtes –
que vous aimez sans doute autant que moi- s’y voient servir dans des
conditions parfaitement surréalistes ( et probablement humiliantes
pour les employés qui sont à leur disposition) une nourriture d’un
luxe incroyable. Le coût de ces prestations est, comme on s’en
doute, astronomique. Eh bien, je suis persuadé que dans un monde où
des milliers d’êtres humains meurent chaque jour de faim- et où
certains, dans nos sociétés occidentales ne disposent pas d’un
toit pour dormir alors même qu’ils exercent un métier à temps
complet-, la plupart des gens ordinaires s’accorderont à trouver une
telle institution parfaitement indécente
. »
Jean-Claude
Michéa : « La double pensée » Champs essai.
À
votre avis, s’agit-il là d’amour ?